Profile of Timothy Adamson

Timothy Adamson

Gestionnaire, Énergie durable, Enbridge, Schomberg, ON

Pour Timothy Adamson, poursuivre une carrière verte l’a amené à occuper différents emplois en environnement, mais aussi à travailler dans de nombreux emplacements partout dans le monde. Comme l’indique M. Adamson, “Ma carrière a présenté bien des rebondissements, on ne peut jamais prédire ce qui arrivera, car il s’agit d’un domaine dynamique.”

Après avoir obtenu une maîtrise en science du sol et topographie à l’Université Reading, au Royaume-Uni, Tim a commencé sa carrière dans une société de conseil agricole, où il a passé l’un de ses premiers grands projets à travailler sur une enquête agricole complète dans le nord du Nigeria. Après de nombreux autres projets internationaux pour cette société de conseil agricole, il a commencé sa propre pratique de consultation. À ce titre, M. Adamson a apporté son expertise dans le cadre d’un programme du Koweït visant à augmenter sa couverture forestière. Ensuite, le parcours professionnel vert de M. Adamson a fait un arrêt à Calgary, où il était passé dans le secteur du pétrole et du gaz et a travaillé à la gestion des sols et sur des missions de remise en état.

Afin de profiter de toutes les occasions qui sont venus à lui, M. Adamson a adopté plusieurs stratégies clés, y compris une attitude positive, un engagement à établir une crédibilité sur le plan technique, et la volonté de faire du bénévolat. Selon M. Adamson, “Dans ce domaine, je crois que la crédibilité personnelle est d’une importance capitale. Je mets une grande importance à veiller à ce que, lorsque le personnel interne vient me voir pour des conseils ou de l’aide, je sois en mesure de fournir les meilleurs et plus pertinents conseils que possible.”

Une partie de ce partage de savoir consiste à éduquer les autres. Comme l’explique M. Adamson, “Tout le monde n’est pas aussi à l’aise avec mon domaine, c’est pourquoi ils m’embauchent, pour faire des présentations internes pendant le déjeuner ou des séances de formation, ou encore inviter des intervenants externes qui viennent parler des enjeux, tout aide.”

Cette approche de son travail a aidé M. Adamson à faire des gains importants au cours de sa carrière. Actuellement, il occupe le poste de gestionnaire, Énergie durable chez Enbridge, tout en servant comme vice-président du Comité directeur sur le changement climatique de Enbridge et comme président du Canadian Energy Partnership for Environmental Innovation.

Chez Enbridge, M. Adamson agit comme une ressource technique pour l’entreprise sur une variété de projets, de la surveillance et aux réponses à toutes les réglementations liées au carbone pour travailler avec les gouvernements de manière à harmoniser les règles de déclaration des GES et pour développer les activités qui soutiennent la responsabilité sociale des entreprises (RSE). Une de ses principales responsabilités comprend également de remplir le questionnaire de divulgation du carbone pour son entreprise. Il s’agit d’un questionnaire qui est envoyé dans le monde entier aux 500 meilleures entreprises internationales et les oblige à indiquer la manière dont ils gèrent les risques et des possibilités qui découlent du changement climatique.

Ce questionnaire est un bon exemple des changements importants que M. Adamson a relevés au sein de son domaine. M. Adamson déclare : “Quand j’ai commencé, le travail environnemental était vraiment un ‘ajout,’ une opération en fin de chaîne, quelque chose que les entreprises devaient passer pour obtenir leur approbation pour tout projet qu’elles proposaient. Aujourd’hui, à mon avis, le travail environnemental et l’espace environnemental où opère la société auront une incidence sur la compétitivité de cette société, sur les décisions d’investissement et sur la valeur des actifs de la
société.”

Les changements dans le travail écologique ne s’arrêtent pas là. M. Adamson note par ailleurs que “le travail environnemental n’est pas seulement de faire des évaluations environnementales pour des projets particuliers, il est le moteur d’un changement fondamental dans la structure des organisations. Par exemple, de nombreuses entreprises ont maintenant un agent de la durabilité en chef, ou quelque chose de similaire, un poste qui était inconnu il y a 10 ans.”

Il offre les conseils suivants aux personnes qui envisagent une carrière verte : “Bien qu’un premier diplôme dans une certaine discipline liée à l’environnement est adéquat pour connaître la science du métier, suivre un programme universitaire en gestion des affaires et en environnement pourrait aider les candidats potentiels à mieux comprendre la facette commerciale des choses. Les employeurs doivent retrouver de la valeur dans votre travail, et une partie de cette valeur est de comprendre la terminologie et d’être en mesure d’expliquer ce que l’entreprise doit faire pour assurer un avenir durable du point de vue de l’écologie, tout en respectant la vision de la société.”